Poèmes:

L'Horizon

J'ai regardé la mer, 

fixé longtemps l'horizon

qui se dégageait devant moi.

 

incapable de lui parler, 

j'essaie parfois de murmurer, 

mais mes mots s'envolent

et je ne sais jamais 

si elle les entend.

 

J'aimerais passer mes nuits

à la contempler, 

pour le reste de ma vie. 

 

Aucun autre paysage

ne me semble aussi beau. 

Car dans toutes ses imperfections, 

elle m'apaise. 

 

Quand je suis face à elle,

j'en perds la tête, 

forte et vulnérable à la fois. 

 

Et quand je la quitte, 

une tristesse douce

s'installe en moi. 

 

Je voudrais vivre

dans cet horizon-là, 

et nulle part ailleurs. 

 

Et si cela devait être impossible, 

alors je resterais simplement là...

tournée vers lui. 

 

Face à cet horizon bleu, 

je pourrais rester

toute une vie. 

 

Coquelicot

Jolie coquelicot,

de ta robe rouge, 

tu offres l'apaisement aux mains qui te cuillent.

 

Fleur de Morphée, 

tu berces les nuits des âmes égarées. 

 

Fleur éphémères, 

par tes pétales fragile tu cries CARPE DIEM, 

comme un rappel que le temps s'enfuit.Tu apportes repos et consolation à ceux dont les yeux se posent sur toi. 

L'hôpital

Comme une gare,

cet endroit est un lieu de passage. 

Des millions de vies y circulent, 

en permanence. 

 

A la différence des gares, 

les visages y sont plus figés, 

les silences plus lourds, 

les émotions à vif. 

 

Ce lieu est chargé 

d'une énergie dense. 

 

Celles et ceux qui y travaillent

donnent tout

pour que chaque patient 

soit reconnu comme unique. 

Même quand leurs regards

laissent passer une tristesse profonde,

dissimulée sous un sourire

ou un geste bienveillant. 

 

Ce qui me trouble,

dans les hôpitaux, 

ce n'est pas la présence des vivants, 

mais celle 

des âmes qui errent dans les couloirs. 

 

Par moments, 

le temps s'arrête. 

Une fraction de seconde.

Et quelque chose nous traverse, 

quelque chose

qui ne nous appartient pas. 

 

Tu connais ce moment

où tu te retournes, 

persuadée que quelqu'un est derrière toi, 

et qu'il n'y a rien. 

Juste un couloir vide. 

 

Je préfère les gares, 

c'est sûr. 

Mais j'admire profondément 

celles et ceux

qui rendent les hôpitaux 

un peu plus chaleureux. 

Je suis ..

Je suis née dans un cris.

J'ai grandis dans le silence du monde qui m'entourais. 

Aujourd'hui, j'hurle de toute c'est années cacher dans l'ombre.

Ce que je cherche peux être juste d'être entendu avent la fin des temps. 

La nuit noir de l'âme : vous connaissez ?

Confussion interieur.

Crise spirituelle.

Deconexion du monde. 

 

Ombres les plus noires.

Emotion refoulées. 

Blessures non guéries. 

 

Purger

Tout brûler.

Tout laisser tomber.

 

Enrichir.

Transformer.

Réapprendre à respirer.

 

Reconstruction authentique.

Fragile.

Indestrucible.

 

La nuit passe, l'âme renaît. 

Trébucher

Dans ses yeux, 

je devine son âme.

 

Ses mains sur ma peau

font naître un vertige.

 

Sa voix murmure, 

comme une invitation à peine avouée.

 

Ses courbes troublent

ce que je pensais maîtriser.

 

J'aimerais découvrir ses secrets,

un à un 

avec une infinie douceur.

 

Mais je suis faite de tempêtes...

et elle 

d'un calme qui me désarme.

Vivant

Alors tu cherches n’importe quoi,
Pour te sentir vivante.
Le cerveau coupe tout
Pour survivre
C’est violent
Et presque fascinant.


Le feu ne brûle plus
La neige ne mord plus
Même la chute
Devient une tentation.
Et pourtant,
Je ressentais encore la douleur du monde.


Paradoxe,
Puis il y a eu …. La lumière
Doucement,
Je redécouvre la douleur,
Et avec elle,
La beauté.


C’est étrange,
De revenir dans son corps
Quand il était en pause depuis si longtemps.
Un souffle,
Une sensation,
Un vertige.

Aimer

Aimer .....

C'est bien plus que cinq lettres. 

 

C'est ne voir qu'une seule personne, 

celle qui fait battre ton coeur. 

 

C'est respirer différamment, 

comme si tout devenait plus léger. 

 

C'est toucher les nuages, 

puis tomber avec elle

quand les tempêtes arrivent. 

 

C'est ressentir, 

tout ....

un peu trop fort. 

 

Et aujourd'hui, 

je crois que je comprends. 

 

Même si cet amour ne revient pas, 

il me rapelle 

que je suis vivante.